Citation de l'instant

Qui chérit son erreur ne la veut pas connaître.

(P. Corneille)

 

Extraits filmés

Pendant toute la durée du festival d'Avignon, notre webreporter Jean-Yves Bertrand court les pièces pour en croquer des bouts sur vidéo. Voici la moisson 2007, et toujours les vidéos des Festivals Off précédents : 2006, 2005, 2004, 2003, 2002 et 2001

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DÉLIVREZ PROUST
jusqu'au 12 juillet 2008 au Lucernaire du Ma au Sa à 21h30 (vu au festival d'Avignon 2006)
 
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Avignon off 2008 : c'est parti !
"Tous les matins qui chantent", de et avec Marie-Laure Cloarec Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

Tous les matins qui chantent du 10 juillet au 2 août 2008 à 21h30 à la Centre Européen de Poésie d'Avignon

Durée : 0 h 50

Tiens, on dirait le titre d'un (très beau) film d'Alain Corneau...

Que ceux que la poésie (et les mots) effraie se rassurent : c'est un spectacle de clown, de mime...

Que ceux qui se sentent trop intellectuels pour les clowneries, les mimeries se rassurent : il y a (aussi) des mots !

Et que ceux qui aiment tout simplement les belles choses, et/ou ne veulent pas forcément mourir (trop) idiot, viennent...

Ce qui est magique ne s'explique pas... mais se reçoit !

 
"Mort de Marguerite Duras (La)", d'Eduardo Pavlovsky Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

La mort de Marguerite Duras du 5 juillet au 1er août 2008 à 19h30 aux Halles

Durée : 1 h 10

"Il était 3h18 – j'ai vu l'heure à 3h20 mais j'ai estimé avoir somnolé deux minutes..."

Que les fans, biographes et autres Laure Adler se rassurent, il ne s'agit ici que d'une mouche, baptisée post mortem par le narrateur – parce qu'il faut bien nommer les corps – Marguerite Duras !

Ainsi ce point de départ – et d'arrivée – est-il l'occasion de faire le point sur sa vie, de son éducation seximentale prodiguée par ses parents – l'horreur ! –, de la boxe et du métier de cogneur professionnel jusqu'à l'évocation d'une femme – A-ris-to-bu-la – plus possessive que les autres...

Une belle illustration, philosophique et physique, du pouvoir des mots/maux que nous offre là dans l'intimité de la Chapelle Sainte Claire du Théâtre des Halles un Alain CESCO-RESIA en pleine forme !

 
"Sortez de l'armoire, monsieur Cioran !", de Matei Visniec Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

Sortez de l'armoire, monsieur Cioran ! du 10 juillet au 2 août 2008 à 16h à l'Espace Roseau

Durée : 1 h 20

Le blanc ! Le blanc évident de l'hôpital, lits, couloirs, blouses du personnel et des malades, le blanc de la mémoire qui s'effiloche – j'ai un blanc – le blanc du néant ou de la lumière finale, c'est selon...

Et, d'un voyage mémoriel à un autre, une projection des déplacements d'un lieu à l'autre, 3D de souvenirs reconstitués ou conceptualisés : places sans pigeons, corridors de l'hôpital ou de l'administration, plage sans vélo...

Denis WETTERWALD – qui connaît toute l'importance du plumeau ! – campe un Cioran en fin de mémoire tout en détachement, traversant son dernier (beau) rêve éveillé au gré des réminiscences de cette si féminine mémoire, très bien entouré par une douzaine de personnages périphériques mais indispensables qui l'aideront au final à souffler... sa dernière bougie !

 
"Île inconnue (L')", de José Saramago Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

L'île inconnue les 12, 15, 18, 21, 24, 27, 30 juillet, 2 août 2008 à 14h aux Ateliers d'Amphoux

Durée : 1 h

Troisième et dernier morceau de la trilogie du bonheur que nous propose Luis JAIME-CORTEZ, il s'agit ici d'un conte portugais – plus philosophique et moins cruel, mais sans doute parce que les dictatures ont vécu depuis un peu plus de temps, et qu'on a en Europe plus loisir de penser philosophie – encore que...

Peu importe : c'est en tout cas une invitation au voyage que n'aurait pas reniée Baudelaire, un anti-alchimiste (on n'a jamais compris pourquoi une mièvrerie aussi insipide a pu faire un best-seller mondial) revigorant qui s'adresse à tous, une proposition de se remuer, de changer ses habitudes...

... quitte à s'y mettre à deux, l'un qui impulse, l'autre qui souffle dans les voiles pour faire sortir le bateau du port !

 
"Antigone Vietnam", d'Alain Destandau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

Antigone Vietnam du 10 juillet au 2 août 2008 à 12h au Monte Charge

Durée : 1 h 15

Les uns s'avancent masqués et parlent français, les autres sont maquillés et parlent vietnamien, la pièce étant rythmée par les percussions en arrière...

... et en devant de scène lors de la mort des deux frères d'Antigone – moment crucial s'il en est puisque leur soeur refusera par la suite que les lois des hommes privent l'un de ses frères de sa sépulture !

Ce bilinguisme, ce mélange des cultures, Antigone transposée au royaume de Siam ? – en extrême-orient, du moins – est une belle réussite en tout cas, ne gêne en rien la compréhension de l'histoire et surtout rapproche les êtres, comme ces deux troupes artistiques partageant ensemble... à la ville comme à la scène !

 
DREYFUS, L’AFFAIRE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Annick ELIAS   
24-07-2008

DREYFUS, L’AFFAIRE. à 10h40 au Cabestan

Les esprits chagrins diront qu’il ne suffit pas d’inverser les mots pour faire du neuf. “L’Affaire Dreyfus”, encore??? N’a-t-on pas déjà tout dit? N’a-t-on pas déjà tout vu?

Quitte à surprendre, et bien oui, sachez qu’il y a encore des choses à découvrir avec cette histoire-là…

La pièce écrite par Madame Dupoyet, à partir d’une documentation fouillée, choisit de nous relater la vie du personnage sur une durée de douze années.

“- Douze ans en une heure ? Ne risque-t-elle pas d’amputer l’affaire en précipitant les événements? “Et bien non, on va à l’essentiel, et cette façon de jouer avec l’économie demoyens tient du grand art. On peut même affirmer qu’elle est un choix esthétique en ce qui concerne la scénographie. Comme si, grâce à cela, on arrivait à la substantifique moelle, à l’essence même de la question que pose le spectacle:l’humain.

Le public suit donc le destin funeste d’Albert Dreyfus à partir de l’île du Diable, jusqu’à la remise de la légion d’honneur en 1906. Le personnage revisite devant les événements, dès ledébut del’affaire, et cela permet un retour en arrière intéressant. Jamais l’on ne s’ennuie, grâce à un dispositif scénique efficace.

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Agnès 68 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Annick ELIAS   
24-07-2008
Agnès 68à 14h15 au Balcon
 
Contrairement au petit chat d’Agnès, le théâtre n’est pas mort…

Le spectacle proposé est la promesse de plaisirs variés. On ne s’ennuie jamais, se laissant emporter par l’histoire des trois personnages, à une époque que les moins jeunes reconnaitront aisément . Le traitement humoristique de certaines situations plaira à tous. Le jeu des acteurs est excellent et contribue à la réussite du spectacle.
 
De quoi nous parle-t-on ? En Mai 68, une troupe travaille sur la représentation de L’Ecole des Femmes de Molière. Jo, le metteur en scène réfléchit autant au spectacle qu’au contexte politique. Des rapports amoureux s’établissent, qui font écho à l’oeuvre de Molière, entre Jo (qui joue aussi Arnolphe), Lili/Agnès et Antonin/Horace, le rival.
 
Y a-t-il un lien entre “L’Ecole des Femmes” et les événements de Mai 68? Le dispositif sonore savamment pensé, permet de faire entendre l’époque, par bribes, et de façon variée, sur le plateau où répète la troupe. “La pièce a pris la couleur des événements”, dit Jo, le meneur de jeu. Le rouge est partout, en effet.

Sur scène tout d’abord. Le rouge du spot que l’on démonte à l’avant scène, du rideau que l’on remballe, marquent une temporalité éphémère. Celle de la briéveté d’un spectacle, comme celle d’une révolution de printemps. A la fin, on se retrouve, en effet, le 25 mai, jour de la mémorable rencontre des dramaturges et artistes, Planchon, Vitez, Dasté et beaucoup d’autres, à Villeurbanne.

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"Juliet & moi", de Juliet Coren-Tissot Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
24-07-2008

chansons imaginaires pour femme ordinaire

Juliet & moi du 10 juillet au 2 août 2008 (relâche les 21, 28) à 0h au Funambule

 

Durée : 1 h 15

Mine de rien, rappel de début et rappel de fin inclus, dix-sept chansons du collectif Juliet & moi, Moi & Juliet, avec la participation de Fabrice aux percussions, etc.

C'est frais, féminin bien sûr, drôle, ça raconte une histoire de bout en bout du spectacle – celle de Juliet & moi – et musicalement, c'est plutôt impressionnant – mais chut ! – n'en disons pas plus...

Il y aurait pu avoir un disque avant Avignon, mais les préparatifs, et tout ça font que non, pas encore : alors vite courez voir et écouter Juliet & moi, et d'ailleurs c'est tellement mieux en vrai !

 
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