Le temps est un grand maître, il règle bien des choses.

(P. Corneille)

 
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Ont fait Avignon
AU PAYS DES RONDEURS - LES SOURICIEUSES
Les Souris Vertes dé-Croassent en Lorraine, puis à Roanne au Festival Tables ouvertes - voir leur tournée (vues au festival d'Avignon 2010)

LA BELLE AU BOIS DE CHICAGO
à la COMÉDIE DE NICE, du mardi au samedi à 21h30, du 14 au 25 mai 2013 (vue au festival d'Avignon 2011)

CHRONIQUE D'UNE MÈRE ORDINAIRE
au THÉÂTRE DU NORD-OUEST (vue au festival d'Avignon 2012)

MARLON
en tournée (vue au festival d'Avignon 2010)

MÉTALLOS ET DÉGRAISSEURS
en tournée (vus au festival d'Avignon 2011)

MORTS SANS SÉPULTURE
au THÉÂTRE DE MÉNILMONTANT les vendredis à 20h30 (vus au festival d'Avignon 2012)

ORLANDO
le 24 septembre 2012 à Arthès (81), lors du festival Chantons Sous Les Toits (vus au festival d'Avignon 2006)

LE PAPALAGUI
en tournée (vu au festival d'Avignon 2012)

RÊVERIES D'UNE JEUNE FILLE AMOUREUSE
à la FOLIE THÉÂTRE, Je, Ve, Sa à 21h30, le dimanche à 18h à partir du 25 octobre 2012 (vues au festival d'Avignon 2012)

LA VIOLONISTE ET L'ESPRIT DE LA CHAISE
du 27 avril au 30 juin 2013 Sa, Di à 18h à l'AKTÉON-THÉÂTRE (vus au festival d'Avignon 2008)

 
"Un Démocrate", de Julie Timmerman Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Claude KRAIF   
10-07-2017
"Un Démocrate",  de Julie Timmerman

LE CHAPEAU d’EBENE THEATRE

Du 7 au 30 juillet à 18h50 (relâche les 12, 19 et 26 juillet)

Texte et mise en scène / Julie Timmerman

Avec : Anne Cantineau, Mathieu Desfemmes, Julie Timmerman, Jean-Baptiste Verquin

C’est l’histoire de Edward Bernays, inventeur de techniques de manipulation, dans ce 20ème siècle tourné vers la production de masse et la consommation. Son génie, c’est d’avoir compris qu’il est encore plus efficace d’obtenir le consentement  d’individus libres en même temps qu’ils sont conditionnés avec des idées « prêt-à-porter », fabriquées par des autorités prétendument savantes.  L’individu, convaincu d’être libre, devient l’instrument de cette autorité pertinente et avisée. Il suffit de mettre en place une propagande pour obtenir le consentement du plus grand nombre. C’est l’avènement de « Monsieur tout le monde » d’autant plus conforté dans ses choix qu’il est majoritaire comme le coton dans les chaussettes. Le viatique c’est la liberté  et cette valeur est la base vertueuse de tout le système qui fait de chacun un être libre en même temps qu’il est aliéné.

Julie Timmerman exploite au maximum le caractère à la fois grotesque et cynique du propos. Le citoyen, consommateur, abonné,  est comme une caricature mais c’est le système mis en place qui est caricatural. Nous rions donc à voir défiler l’histoire du 20ème siècle qui se continue encore et qui semble faite pour durer jusqu'à l’extinction de toutes les ressources de la planète. Nous rions parce que finalement le personnage de Bernays est sympathique et ses idées sont bien intentionnées, et puis les chansons de Marlène Diétrich et tant de belles inventions !  Mais Bernay est-il aussi responsable des guerres et des catastrophes, lui qui rêvait d’abondance pour chacun ?

Les quatre comédiens illustrent  avec talent tout ce qui rend ce siècle nostalgique avec son bonheur programmé.  Ils sont interchangeables avec leur image d’Amérique et de comédie musicale. Ils jouent 20 personnages. Ils sont « les gens ». Ils changent de costume comme pour échapper à la pensée convenue et apprendre à penser autrement.

Il y a beaucoup de mouvement sur la scène, de précipitation, mais la chaîne ne doit pas s’interrompre. Tous les évènements du passé sont inscrits sur un grand tableau noir et le présent cherche une place de libre.

 
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