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Le véritable amour, dès que le coeur soupire,

Instruit en un moment de tout ce qu'on doit dire.

(P. Corneille)

 
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"Garden-Party", de la Compagnie n°8 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Michel GAUTIER   
22-07-2017

"Garden-Party", de la Compagnie n°8Théâtre de l'Oulle, 19 place Crillon, à 16h55 (relâche les 10, 17, 24)

Un feu d'artifice qui n'est pas innocent.

Un régal pour les yeux et l'esprit.

En 1990 j'avais vu à Cannes lors du festival un film à la Quinzaine de Réalisateurs « Métropolitan » de Whit Stillman. J'avais adoré ce film et ce soir je me retrouve plongé à nouveau dans une ambiance que l'on peut appeler «  fin de civilisation », où les gens en tenue de soirée sont emplis de langueur, musique et champagne.

Nous voici dans une garden-party de l'aristocratie, une de ces soirées où le champagne coule à flot mais où ne surnagent pas les traits d'intelligence.

Une soirée de « collets montés » où les mots ne sont pas finis, où les comportements sont extra-temporels, où l'extravagance est de mise.

Ils sont là, esclaves de tout ce qui les entoure, de l'employé de maison qui doit leur apporter le volant du badminton chaque fois qu'il tombe au sol, esclaves de leur propre bêtise qui les enferme au premier mot, esclaves de conventions.

On a devant soi une brochette d'andouilles premier cru que l'on vient de dépendre, perdus pour la moindre des choses : alors la chasse à courre devient un carnage au fusil à répétition et plus encore, les petits fours sont étouffants - et ne parlons pas de la crème finale.

C'est une cascade de situations qui s'enchaînent comme les éléments d'un feu d'artifice dans un salon empire, imaginez les dégâts.
La Compagnie n°8, comme huit comédiens, qui propose ce spectacle joue habituellement dans la rue, c'est la première fois qu'ils se produisent en salle et l'adaptation est aboutie..

Ils en ont gardé ce côté fulgurance, ces départs tous azimuts, cette vivacité d'intervention.

Ils veulent disent ils « créer des attentats artistiques », c'est réussi. Nous avons assisté à un véritable attentat de l'esprit. Leur travail est par ailleurs très esthétique et proche du burlesque des films de Chaplin et de Keaton. On pourrait croire que c'est du n'importe quoi alors qu'il y a une foule de choses, un travail minutieux et le résultat est à la hauteur. Quelle fraîcheur, quel humour !!!

La salle se divise en deux parties, ceux qui sont sensibles à l'humour, qui savent apprécier le théâtre qui dénonce et une minorité qui est choquée par la dénonciation, ne comprenant visiblement pas de quoi tout cela retourne.

J'ai adoré.

Mise en scène Alexandre Pavlata, chorégraphie Philippe Ménard, de Benoît Blanc, Stéphania Brannetti, Carole Fages, Susanna Martini, Frédéric Ruiz, Charlotte Saliou, Julien Schmidt, Christian Tétard

Avec Stephania Brannetti, Caroles Fages, Hélène Risterucci, Charlotte Saliou, Benjamin Bernard, Grégori Corre, Mathieu Lemeunier et Frédéric Ruiz

Lumière Aurélien Lorillon, costumes Stéphania Brannetti et Jeanne Guellaf

 
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