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Je ne veux que la voir, soupirer, et mourir.

(P. Corneille)

 
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"Accusé.e", de Clémence BARON Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aurélie COURTEILLE   
18-12-2020

"Accusé.e", de Clémence BARONAccusé.e

Didactique et sombre, cette pièce marquera les esprits par la profondeur de son sujet.

Toute action a une répercussion. Certes. Mais laquelle ?

Plongée dans la pénombre, tel l’éclairage donnée par De La Tour à La Madeleine, le spectateur vient à être témoin d’une affaire lugubre, mettant en avant la position délicate d’une femme abusée et violée, accusée d’être à l’origine de son propre viol.

L’atmosphère est pondéreuse. On vient ici à vivre la réalité d’une scène de jugement grave, mais dont les griefs semblent être comme anodins aux yeux de tous.

Mais pourquoi ? Pourquoi ce regard ? Pourquoi cette attitude ?

La demande de la victime est pourtant simple : être écoutée, et entendre l’agresseur se reconnaître comme auteur volontaire de ses actes, peut-être non mesurés, mais fait sciemment. Car ce n’est pas nécessairement la condamnation qui est ici attendue ou visée, mais la reconnaissance des faits !

Cette mise en scène et interprétation des plus intéressantes en interpellera plus d’un !

Tout d’abord de par l’affaire en elle-même et son déroulement : En effet, pourquoi mettre tant de temps pour se rendre à un commissariat et déposer plainte ?

Ensuite, de par l’écho exacerbé du sentiment de discrimination mis en scène et qui résonne insidieusement tout en profondeur.

La pièce interroge et porte alors à réfléchir sur la question de l’être, de l’ego et du besoin de se sentir respecté, libre.

Tout cela interroge.

Pourquoi une femme met elle tant de temps à aller déposer plainte pour viol ? Pourquoi ne semble-t-elle pas être bien accueillie lorsqu’elle va d’elle-même déposer plainte ?

Pourquoi ce regard négatif et condamnatoire auprès du sujet déposant plainte pour viol ?

Pourquoi l’écouter et l’interroger tel un coupable, auteur de sa propre situation, venant à déconsidérer l’acte vécu, allant même jusqu’à discréditer le sujet blessé ?

On vient ainsi à partager les sentiments des personnages

C’est l’exacerbation du sentiment de discrimination qui fait écho ici : de ce fait, la pièce interroge et porte à réfléchir sur la question de l’être, de l’ego et du besoin de se sentir respecté pour pouvoir vivre heureux, libéré.

Pourquoi, alors même que l’individu vit ici une souffrance, un malaise, une exaspération intérieure : celle de la discrimination et de la non reconnaissance des faits, de l’intention avec lesquels ils ont été fait, la cour comme les jurés semblent-ils être indifférents et froid face à cette situation dramatique ?

Que faire alors ? comment oublier, dépasser cet

La demande de la victime est pourtant simple : être écoutée, et entendre l’agresseur se reconnaître comme auteur volontaire de ses actes, peut-être non mesuré, mais fait sciemment. Car ce n’est pas nécessairement la condamnation qui est attendue ou visée, mais la reconnaissance des faits, et ce pour  répondre à la demande légitime de réhabilitation à soi-même, et d’une estime de soi retrouvé par l’écoute d’une explication et d’une reconnaissance simple et sincère des faits, marqué de respect. Car si le viol, l’action même ayant traumatisé le corps a pu disparaître, c’est le trauma psychologique qui réveille la douleur du corps, lequel demande à être apaisé, retrouver dignité et bien-être.

Mais pourquoi avoir cette attitude, cette réflexion, et enfin ce regard négatif et condamnatoire auprès du sujet déposant plainte de la part des tiers ? Pourquoi conduire quelqu’un à se déclarer auteur de la situation  

Cette affaire va même plus loin : elle interroge et porte à réfléchir sur la question de l’être, de l’ego et du besoin de se sentir respecté pour pouvoir vivre heureux, libéré.

S’ouvre alors tout un chemin de réflexion : Pourquoi une femme met elle tant de temps à aller déposer plainte pour viol ? Pourquoi ne semble-t-elle pas être bien accueillie lorsqu’elle va d’elle-même déposer plainte ?

On vie ici une souffrance, un malaise, une exaspération intérieure, celle de la non reconnaissance des faits et de l’intention avec lesquels ils ont été fait. savoir écouter et répondre à la demande légitime de réhabilitation à soi-même, et d’une estime de soi retrouvé par l’écoute d’une explication et d’une reconnaissance simple et sincère des faits, marqué de respect. Car si le viol, l’action même ayant traumatisé le corps a pu disparaître, c’est le trauma psychologique qui réveille la douleur du corps, lequel demande à être apaisé, retrouver dignité et bien-être.

Toute action a une répercussion. Certes. Mais comment se forment ces actions ? Et pourquoi ?

"Accusé.e", de Clémence BARON

 
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