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L'amour dans sa prudence est toujours indiscret ;

A force de se taire il trahit son secret :

(P. Corneille)
 
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Extraits filmés
Pendant toute la durée du festival d'Avignon, notre webreporter Jean-Yves Bertrand court les pièces pour en croquer des bouts sur vidéo... Voici (enfin) la moisson 2016, et toujours celles des Festivals Off précédents : 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002 et 2001...
Ont fait Avignon
AU PAYS DES RONDEURS - LES SOURICIEUSES
Les Souris Vertes dé-Croassent en Lorraine, puis à Roanne au Festival Tables ouvertes - voir leur tournée (vues au festival d'Avignon 2010)

LA BELLE AU BOIS DE CHICAGO
à la COMÉDIE DE NICE, du mardi au samedi à 21h30, du 14 au 25 mai 2013 (vue au festival d'Avignon 2011)

CHRONIQUE D'UNE MÈRE ORDINAIRE
au THÉÂTRE DU NORD-OUEST (vue au festival d'Avignon 2012)

MARLON
en tournée (vue au festival d'Avignon 2010)

MÉTALLOS ET DÉGRAISSEURS
en tournée (vus au festival d'Avignon 2011)

MORTS SANS SÉPULTURE
au THÉÂTRE DE MÉNILMONTANT les vendredis à 20h30 (vus au festival d'Avignon 2012)

ORLANDO
le 24 septembre 2012 à Arthès (81), lors du festival Chantons Sous Les Toits (vus au festival d'Avignon 2006)

LE PAPALAGUI
en tournée (vu au festival d'Avignon 2012)

RÊVERIES D'UNE JEUNE FILLE AMOUREUSE
à la FOLIE THÉÂTRE, Je, Ve, Sa à 21h30, le dimanche à 18h à partir du 25 octobre 2012 (vues au festival d'Avignon 2012)

LA VIOLONISTE ET L'ESPRIT DE LA CHAISE
du 27 avril au 30 juin 2013 Sa, Di à 18h à l'AKTÉON-THÉÂTRE (vus au festival d'Avignon 2008)

 
Actu : Avignon off 2017
"Vous reprendrez bien un peu de Brassens ? ", de Brassens, Chemirani, Brion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
27-07-2017
"Vous reprendrez bien un peu de Brassens ? ", de Brassens, Chemirani, BrionDu 6 au 30 juillet 2017 (relâche les 10, 13, 17, 24) à 18h30 au verger d'Al Andalus

Durée : 1h15

Et comment donc !

Il faut dire que Brassens, c'est plutôt bien écrit, et pas si simple que ça à chanter...

Alors par une femme (Mardjane CHEMIRANI), et accompagnée au piano (par René BRION, qui a fait les arrangements)...

... ça ne serait pas plutôt un spectacle sur Barbara ?

Que nenni ! Encore que ces deux-là en auraient le talent...

Mais là n'est pas le propos ! La reprise - ou plutôt la re-création - des chansons de Brassens que l'on nous offre ici nous fait certes retrouver avec bonheur et mélancolie (celle de Saturne) les textes et les airs du grand George...

... mais aussi découvrir d'autres manières, un autre timbre, une autre diction pour les interpréter qui ajoute et même multiplie l'émotion que l'on ressent, à la fois pour l'oeuvre proprement dite et les souvenirs que l'on en garde !

Les déclarations d'amour (Jeanne, L'orage, Les sabots d'Hélène, Les Passantes, Oncle Archibald... La fessée) comme d'amitié (Pauvre Martin, L'Auvergnat...) et les autres (Brave Margot, Quatre vingt quinze pour cent, Gare au gorille...), toutes auront ce petit quelque chose qui fait que, décidément, on n'en aura jamais fini avec Brassens !

Et donc que pour l'heure, on reprendrait bien, plutôt deux fois qu'une...

... du Mardjane CHEMIRANI et du René BRION !

 
"Ce quelque chose qui est là...", de Chantal Morel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
27-07-2017
"Ce quelque chose qui est là...", de Chantal MorelDu 7 au 28 juillet 2017 (relâche les 12, 19, 26) à 16h45 à l'Artéphile

Durée : 1h05

Deux hommes, une motocyclette (enfin son bruit)... Ils ont été "nettoyeurs" de Tchernobyl, l'un, Yakov (Roland DEPAUW) a des brûlures qui n'en finissent pas, l'autre, Gouri (François JAULIN), à défaut de revenir habiter chez lui s'est mis dans la tête de rapporter une porte de chambre... dédicacée !

Adaptée de La nuit tombée d'Antoine Choplin, la mise en scène de Chantal MOREL se concentre sur ces deux personnages, utilisant des voix off et/ou une marionnette pour les autres ; ainsi la relation particulière de ces deux "liquidateurs" qui montèrent ensemble sur le toit du réacteur est-elle mise en exergue, indépendamment du fait que l'un revient après deux ans passés "à l'abri" en ville...

... tandis que le choix des faibles lumières, de la nuit, rappelle que ce quelque chose qui est là est invisible !

Mais restera présent encore longtemps, bien longtemps...

 
"Citrons Citrons Citrons Citrons Citrons", de Sam Steiner Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
27-07-2017
"Citrons Citrons Citrons Citrons Citrons", de Sam SteinerDu 7 au 30 juillet 2017 (relâche les 12, 19, 26) à 15h15 à l'Espace Alya

Durée : 1h10

Et si un amendement "twitter" passait ? Non, ne riez pas, en ces temps ploutocratiques où l'on se voit imposer un produit marketing à la tête de l'État, quelque chose de similaire pourrait bien arriver : à défaut de celle de l'air, imaginez une privatisation de la parole, où tout mot au-delà de 140 par jour serait facturé...

Certes, vous me direz que cela réduirait le nombre de c...ies que l'on entend... mais limiter la quantité n'implique pas pour autant que la qualité soit au rendez-vous ! Et puis il n'y a qu'à regarder outre-Atlantique pour voir - ou plutôt entendre - que l'argent dispense de facto de surveiller ses propos...

Mais ce serait surtout dans l'intimité qu'une restriction du nombre de mots serait... perturbante, surtout si la limite des 140 mots s'applique indifféremment au travail comme à la maison !

Voyons donc comment Bernadette (Camille de PREISSAC), avocate (stagiaire) plutôt légaliste et Olivier (Sébastien CORONA, qui a adapté et signé la mise en scène de la pièce de Sam Steiner), musicien (à la maison) plutôt contestataire vivront l'application de cette loi dans leur couple...

 
"Roi de haut en bas (Le)", de Guy Foissy Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
27-07-2017
"Roi de haut en bas (Le)", de Guy FoissyDu 7 au 30 juillet 2017 (relâche les 12, 19, 26) à 13h25 au Chapeau d'ébène

Durée : 1h15

Le roi de haut en bas, c'est en quelque sorte le chef de famille, celui qui part travailler le matin et rentre le soir, pour prendre un bain de pieds relaxant bien mérité et regarder tranquillement la télé - encore que ça serait bien s'il n'y avait qu'une chaîne pour éviter de devoir choisir !

La famille, outre sa femme qui aime son mari comme une bonne épouse au foyer, c'est aussi la belle-mère et une belle-sœur, qui ne travaillent pas elles non plus et attendent le retour vespéral du cadre (moyen mais irremplaçable) qui les nourrit...

Certes, il y a bien de leur part quelques tentatives de participation à l'économie du ménage (tricot, vente de produits invendables) mais les habitudes et la réalité économique poussent au statu quo... à moins qu'oligarchie et néo-libéralisme ne viennent remettre en question cet état de fait !

Pas forcément pour le mieux, humainement parlant...

Une pièce goûteuse de Guy Foissy, proposée par la compagnie suisse TARADO.

 
"Odyssée... à vapeur ! (L')", d'à peu près Homère Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Yves BERTRAND   
27-07-2017
"Odyssée... à vapeur ! (L')", d'à peu près HomèreDu 7 au 30 juillet 2017 (relâche les 12, 19, 26) à 11h40 au Chapeau d'ébène

Durée : 1h15

Une version steampunk de l'Odyssée d'à peu près d'Homère, entreprise dans une... nef à vapeur, transformable au gré du voyage d'Ulysse et de ses compagnons en train... voire en aéronef !

Ils sont cinq sur scène pour manœuvrer et reconfigurer cette drôle de machine au fur et à mesure des nombreuses épreuves rencontrées (sacré Poséidon !), et interpréter tous les personnages de cette Odyssée à vapeur, dont le cyclope Polyphème qui a été aveuglé par... Personne, l'enchanteresse cochonophile Circé qui garda un an Ulysse dans son château, Tirésias le devin aveugle qui révéla son destin à Ulysse aux enfers et, bien sûr, la très jocondienne Pénélope !

Une épopée mémorable comme on les aime, agrémentée d'intermèdes musicaux (Ah, la chanson de Circé !) et de tableaux visuellement remarquables, qui a été adaptée, jouée et mise en scène par Grégoire BÉRANGER présent aux côtés de Barbara GALTIER, Raphaël FERNANDEZ, Christophe NOËL et Jean ADAM de la Compagnie HALTE...

Tout public, de 9 à 99 ans. 

 
"Avenir dure longtemps (L')", de Louis Althusser Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Michel GAUTIER   
27-07-2017

"Avenir dure longtemps (L')", de Louis AlthusserThéâtre des Doms, 1 rue de Escaliers Ste Anne à 10h30

Une fulgurante plongée dans l'âme humaine

La quête de vérité d’Althusser

Louis Althusser, est un brillant philosophe français qui a eu la particularité de passer par bien des séjours en hôpital psychiatrique au cours de sa vie.

Jusqu'au jour où il avoue avoir étranglé son épouse, la sociologue Hélène Rythmann, sous le coup d'une crise de démence.

Ses propos dans son livre « l'avenir dure longtemps » sont on ne peut plus explicites, il était avec sa femme quand il s'est rendu compte qu'il venait de l'étrangler et qu'il ne s'en était pas aperçu. Il cherche comme tout cela a pu se produire, il veut comprendre.

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"Hériter/Mériter Vivre vite", de Ricardo Lopez Muñoz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Elissa KOLLYRIS   
27-07-2017

"Hériter/Mériter Vivre vite", de Ricardo Lopez MuñozChapelle du Verbe Incarné à 15h25

Conception mise en scène Ricardo Lopez Muñoz

Composition dramaturgique Bruno Allain

Création sonore Guillame Feyler

Création vidéo Michaël Creuzy

Ecriture et interprétation Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard

Lorsque qu'on lit la composition de l'équipe du spectacle, on comprend tout de suite que ses modes de production sont originaux et authentiques. Ils sont tous créateurs du spectacle et cette histoire qui nous est livrée est la leur non rêvée mais avec les moyens de leur compétences diverses. Nous sommes donc plongés dans un univers sonore (parfois enfermés dans des casques), visuel en continu (une vidéo à 100 à l'heure qui nous empêche de voir) et la confrontation de deux personnes qui se racontent ou tentent de se raconter. L'un est émigré dans ce territoire guyanais, l'autre est native de ce territoire. Est-ce le même territoire ? Peuvent-ils se revendiquer européen ? Oui bien sûr c'est le cas et pourtant avec tellement de distance ! Comment vivre ensemble lorsque certains sont si riches et d'autres si pauvres ? Comment survivre ensemble à côté du nucléaire, de l'or et des bidonvilles ? Ces questions sont abordées sous l'angle macroscopique et local. C'est ainsi qu'on passe de la lenteur à la rapidité, de l'archaïque au post-moderne, de l'intime à l'universel, du vécu à la fiction, du témoignage à la dramaturgie, du moi à l'autre différent et semblable.

Voici un travail précis et sérieux qui ouvre des portes à la création d'un monde nouveau, à l'heure du tout numérique, et du capitalisme sauvage.

Merci pour ce faire vivre ensemble !

 
"Choix des âmes (Le)", de Stéphane Titeca Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Michel GAUTIER   
27-07-2017

"Choix des âmes (Le)", de Stéphane TitecaLa Luna, 1 rue Séverine à 15h45

Ils sont deux, deux soldats de la première guerre mondiale chacun de son côté à proximité des tranchées, le Français dit à sa mère, à qui il écrit, qu'il est là pour venger ses frères déjà tués au combat, sa haine farouche envers l'ennemi. L'Allemand dit à sa femme dans des lettres très tendres mais où il cache la misère dans laquelle il se trouve combien il l'aime. C'est un violoncelliste, pas un militaire. Ils n'ont rien en commun, l'un est de la campagne, il s'occupait de la ferme familiale, l'autre de la ville, il a voyagé, fait des concerts...

Soudain une explosion et les voilà tous deux au fond d' un trou d'obus, l'Allemand est armé et blesse le Français à la jambe, mais il ne veut pas le tuer, ils ont besoin l'un de l'autre pour sortir... ils vont essayer de cohabiter autour du violoncelle de fortune fabriqué par l'Allemand. Il vont peu à peu oublier leurs peurs, mettre de côté leur haine, essayer de construire une espèce de vie au milieu des troupes dans leur trou dont ils n'arrivent pas à s'extraire.

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